Energie

Pour son autonomie en énergie, le module d’habitation I-Care Nest fera appel à la géothermie, au solaire, au photovoltaïque et à l’éolien mais également aux techniques de construction optimisant l’isolation et la diffusion de l’énergie dans les matières.

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Ecrit le 22-Nov-2015 ~ Consulté 18 fois.

Le vent du changement.

Le vent du changement.

Nous vivons une époque de transition. Notre seul devoir est d’aller de l’avant en accumulant les tâtonnements, les erreurs tirant de chaque acte des leçons bénéfiques.


Histoire de moulins


Au Moyen âge, alors que les premiers moulins à vent occupaient la campagne nouvellement déboisée, les caricatures évoquaient des machines du diable rendant les vaches folles. Aujourd’hui ces pamphlets à la vision obscure font sourire. A l’époque, les moulins à vent et à eau produisaient une énergie mécanique, lente, maîtrisée par l’humain. Aujourd’hui, une production d’énergie électrique démesurée engendre des champs magnétiques et des infrasons perceptibles par certains. Une dérive ?

 Au 1er janvier 2011, 3275 éoliennes sortent de terre en France métropolitaine. L’objectif 2020 est de 8 000 unités pour 55 millions de  MW/h soit 10% de la production d’électricité. La France a fait le choix du nucléaire civil, militaire et le nucléaire est un produit d’exportation. La barre est donc politiquement placée pour ce qui est des énergies renouvelables à 20%. Fin 2011, la Champagne-Ardenne sera productrice de 40% de ses besoins domestiques grâce à l’éolien. Combien cela coûtera dans 10 ans ? Parle-t-on assez de la durée de vie, de l’entretien, de la réelle production éolienne dans une Europe interconnectée au sein de laquelle le neutron peut venir de n’importe où, suivant les aléas du cours de la bourse de l’électricité ?

L’image positive que nous avons d’une éolienne placée sur un voilier pour son indépendance correspond-t-elle à une application industrielle à terre ?


Le coût de l’éolien


Les fournisseurs nationaux d’énergie ont entrevu la possibilité d’intégrer l’éolien dans leur escarcelle. Subventions, aides aux entités territoriales, bourse des éco-bonus, contrats de vente d’énergie « verte Â», tout contribue à planter des moulins modernes sans se soucier de la suite. Mais pourquoi viser des méga-éoliennes et ne pas tenter de produire localement pour un usage local à échelle humaine ?

Le coût des machines reste exorbitant en raison de leur complexité. De plus de 120 m de haut, avec des vitesses en bout de pales à la limite de la rupture, en 10 ans, leur taille a doublé.

L’installation, l’emprise au sol en béton, le dégagement réglementaire, le placement du rotor, toutes opérations impactantes et coûteuses. La maintenance parfois confiée aux entités locales plombe le budget restreint de celles-ci.

Le recyclage en fin de vie des matériaux composites ; des milliers de tonnes de fibre de verre, lamellé-collé, plastiques, alliages dont on ne peut rien faire à part des sous-produits coulés dans du béton ou du bitume. Des siècles de contamination à prévoir, un impact inimaginable à long terme.

Nous sommes loin, d’installations solaires inertes garanties pour 20 ans par certains installateurs.

 La quête d’autonomie ?

La fausse idée que l’éolien puisse un jour offrir une autonomie ne fait que rendre encore plus éphémères les tentatives de réduire les liens indivisibles d’avec les fournisseurs d’énergie.

En clair, quand il y a du vent, les éoliennes alimentent le réseau mais si celui-ci manque, le déficit peut être important. Lorsqu’il y a trop de vent, les éoliennes doivent se mettre en drapeau et donc ne produisent plus d’énergie ou peu. L’éolien devrait se concevoir comme complément à une production plus régulière. Dans le contexte local, lorsque les médias reprennent à l’unisson les craintes de voir une partie de la France plonger dans l’obscurité par manque d’électricité, il est clair que le discours sous-tend que le nucléaire reste la seule production fiable la moins impactante… pour l’instant, sans tenir compte du vieillissement des installations et tant que les moyens permettent d’entretenir l’outil !


Les alternatives


Avant de jeter aux orties tout ce qui ressemble à une éolienne, force est de constater que les éoliennes domestiques, de balcon, turbines à vent peuvent constituer de bons compléments d’énergie locaux couplés, en fonction du lieu d’implantation, aux ressources locales (soleil, eau, géothermie…). Il existe également des éoliennes qui produisent entre 5 000 et 50 000 KWh,  pour des installations de courte taille qui « prennent le vent d’où qu’il vient ".La mer offre certainement plus d’avantages. Le flux des marées est régulier, contrairement au vent.Il offre une puissance considérable, la lenteur des mouvements ne crée pas de champs dommageables à la santé, la composition de l’eau capte les ondes et les champs éventuels.Les installations immergées représentent moins de défis et de complexités technologiques que les grandes éoliennes terrestres. Leur mise en Å“uvre et leur entretien sont facilités.La conversion des moulins, héritages historiques, a été maintes fois envisagée à l’échelle locale, mais sans passage à l’acte malgré l’importance des estuaires en France et des nombreuses restaurations.

 Le Palamis est un « serpent écossais Â» de 170 m de long, un système articulé en 4 éléments qui récupère l’énergie constante de la houle en surface. Un seul de ses convertisseurs alimente l’équivalent de 500 foyers soit 750 kW. Remorquable, on peut changer son emplacement et le combiner avec des parcs d’aquacultures ou d’élevage de coquillages.

En Italie, les programmes Giant et Wem devraient assurer l’approvisionnement électrique de Venise tandis que le programme Mose assurerait la protection des 118 îles de la lagune par l’installation de panneaux marémoteurs installés dans les 3 embouchures. Un projet de 800 millions d’euros pour un siècle soit l’équivalent du prix de 266 éoliennes standard de 2,5 MW. 

L’énergie, c’est la liberté.


Permettre à l’homme d’acquérir gratuitement son autonomie énergétique participerait à la création d’une humanité plus rationnelle et plus juste.

En 1891, l’ingénieur Nikola Tesla a pour la première fois parlé de l’énergie gratuite. Voici ce qu’il annonce, dans sa conférence intitulée "Experiments with Alternating Currents of High Frequency"22 : « Dans quelques générations, nos machines seront propulsées par cette énergie disponible à tout endroit de l’univers.(…) Dans l’espace, il y a une forme d’énergie. (…) ce n’est qu’une question de temps, et l’humanité aura mis en harmonie ses techniques énergétiques avec les grands rouages de la nature. »

Pour l’instant, l’application de Tesla se limite à une utilisation militaire : un bouclier nucléaire…


A l’image de la taille des éoliennes « industrielles Â» nous constatons que la démesure, la course vers le profit peut nuire au plus grand nombre. La véritable question est de se demander comment réduire notre consommation tout en maintenant un niveau de confort, et non  comment faire face à l’augmentation de la demande. La clé est dans l’économie, la vraie, celle qui réduira les factures d’énergie, pas celle qui spécule. Gageons qu’à l’avenir, le concept d’une économie en perpétuelle croissance ne perturbe pas nos objectifs globaux de réduire l’impact humain sur terre. Nous ne sauverons pas la Terre, elle n’en a pas besoin, c’est à l’humanité de sauver sa peau par le vent, l’eau et la terre.


Extrait de la Galerie

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L'Association

L’association Cultures et Communications Cultures et Communications ASBL depuis 1992

L’association Cultures et Communications existe depuis 1992. Elle a pour objectif de promouvoir la diversité culturelle. L’association a été créée par d’anciens membres de Médecins-Sans-Frontières soucieux de donner une image plus positive des relations Nord-Sud. Les recherches menées sur le terrain en Afrique concernaient les relations entre l’Homme et l’Environnement. L’asbl a mené de nombreuses actions pour sensibiliser et informer sur les enjeux de demain, les nouvelles technologies moins impactantes et les changements comportementaux durables. Xavier Van der Stappen, concepteur d’expositions et développeur de véhicules électriques , dirige l’association depuis 1992.

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